Aspects connus et inedits de la vie et de l’activite du geographe et ethnologue Romulus Vuia

Păcurar, Alexandru (Articol)

“Romulus Vuia (1887-1963), géographe de formation et ethnographe passionné, a eu une contribution déterminante à la création et à l’enrichissement des collections d’artefacts du Musée Ethnographique et du Parc Ethnographique de Cluj. Outre son activité d’enseignant à la Section de Géographie et ensuite à la Faculté des Lettres de l’Université Regele Ferdinand I de Cluj, où il a été titulaire de la Chaire d’Ethnographie et de Folklore, il s’est remarqué par ses efforts de vulgariser l’art populaire roumain et de préserver et valoriser ce trésor identitaire unique, ainsi que par les conférences qu’il a soutenues dans le pays et à l’étranger. Dans le contexte dramatique de l’hiver 1943/1944, le professeur Romulus Vuia a effectué un périple dans l’espace culturel de langue allemande d’Europe pour soutenir six conférences sur le village roumain traditionnel, les coutumes des habitants et l’art populaire roumain. Ces conférences soutenues dans des centres universitaires prestigieux d’Allemagne, d’Autriche et de Suisse ont suscité de nombreux échos dans la presse de langue allemande, qui sont synthétisés dans l’étude ci-présente. Dans des articles élogieux, les auteurs de langue allemande soulignent presque à l’unisson la forme irrégulière et éparpillée du village roumain traditionnel, qui reflète l’esprit d’indépendance du paysan roumain, les formes autochtones de l’art populaire roumain, qui ont une longue tradition et figurent parmi les plus anciennes et les plus prestigieuses manifestations de l’art populaire européen. La créatrice de ces formes matérielles d’existence – remarquent les auteurs de ces articles – est une paysannerie fort liée à la terre et à l’histoire de la Roumanie.”

Cuvinte cheie: art populaire roumain, conférences, Musée ethnographique et Parc ethnographique de Cluj, presse de langue allemande, Transylvanie, and village traditionnel roumain

Revista de etnografie și folclor / Journal of Ethnography and Folklore

2017, nr. 1-2, p. 58-101